La Pédagogie :

Cette pédagogie est le fruit de recherches personnelles inspirées de l’enseignement que j’ai reçu à l’école de sculpture « Emerson College », Collège d’Art anglais, ainsi qu’au foyer Michaël dans l’Allier. Le but de cette pédagogie est de favoriser la créativité des participants.

Les moyens employés sont : la prise de conscience de lois communes aux créations humaine et le jeu. Telle une règle du jeu structurée permettant à l’imprévu de se glisser pour que chacun vive des moments joyeux, la création réclame elle aussi une structure et de l’imprévu. En sculpture habituellement chacun admet que des règles techniques sont à observer ce qui est vrai, cependant je parle ici de règles propres à la création qui peuvent être respectées elles aussi.

Déroulement :

  • Lors du cours d’introduction modelage-sculpture je présente trois gestes bien spécifiques faciles à observer dans l’argile.
  • Un approfondissement en 3 séances permet au participant d’expérimenter ces gestes à travers des thèmes (un peu comme un peintre expérimenterait les couleurs avant de peindre)
  • Différents thèmes seront développés, chaque étude permettant d’approcher un thème. Au final l’œuvre constitue soit une maquette réalisable en grand ou bien dans un autre matériau, soit un témoin, souvenir d’une expérience riche. Voici une liste non exhaustive des thèmes d’études.

Les thèmes d’études en art figuratif :

1. Le visage (une ou deux séances)

Ce thème est travaillé les yeux ouverts et aussi les yeux fermés. En effet, les yeux fermés, notre sens du toucher est plus fortement sollicité ainsi que notre mémoire et notre sens de l’équilibre.

Après avoir modelé des visages libres et nous être familiarisés avec les proportions humaines, quel plaisir d’explorer un autre visage, joyeux, jeune, matûre, sage, carnavalesque, féminin, masculin, un peu de morphopsychologie nous renseigne… car la nature, comme la sculpture met la matière là où elle en a besoin.

 

2. La tête ou le buste (6 séances)

Le modelage d’une tête ou d’un buste offre les mêmes joies et plus encore, en 3 dimensions cette fois. Il est possible de garder un buste plusieurs dizaines d’années sans cuisson.

 

3. Les animaux (1 à 3 séances selon l’animal)

Les animaux ont chacun selon leur espèce un geste qui leur est propre. Ils excellent dans un domaine d’intelligence précis. Ils sont fait pour… dirait-on, c’est comme si leur instinct les avait modelé.

Le modelage d’un animal nous invite à une observation de son geste et à un ressenti qui ne nous est peut-être pas étranger !

 

4. Modelage d’une personne (4 à 5 séances)

Une œuvre en 3 dimensions, une petite statuette de 20 à 30 cm, un geste humain, une ambiance précise qui nous touche et nous parle. Une photo et un souvenir nous inspireront. L’argile permet une telle création comme un dessin au crayon de bois sur une feuille : on ajoute, on déplace, ou on enlève jusqu’à ce que la lumière glisse harmonieusement, jusqu’à ce que le volume nous dise merci.

L’argile permet aussi de modeler quelques scènes d’un conte. Celles-ci deviennent le support visible d’une histoire racontée aux enfants (comme des marionnettes).

 

5. Modelage des volumes platoniciens (2 à 3 séances par volumes)

Ces volumes cristallins, connus depuis la nuit des temps et redécouverts par Platon, sont réalisables dans l’argile entre nos mains. Certains y trouveront un défi géométrique à relever, d’autres un bienfait thérapeutique ou encore de fascinants petits mandalas en trois dimensions.

Les thèmes d’études en art abstrait :

1. La métamorphose de la plante (3 séances)

Nous le voyons, la plante croît et décroît. Cette métamorphose est commune à toutes les plantes au rythme des saisons. Nous avons ceci de commun avec elle : notre corps physique se développe puis il vieillit (sur plusieurs saisons heureusement!).

Chez l’être humain comme chez la plante, nous pouvons reconnaître du premier coup d’œil l’âge approximatif. Qu’en est-il d’un volume en sculpture abstraite ? Comment susciter maturité ou jeunesse en sculpture ?

Cet exercice permet de prendre conscience de ces points de repères. Nous redécouvrons ainsi plusieurs formes de beauté !

2. La liberté et la création

Une création peut être comparée à une poésie en trois dimensions. Si le poète écrit une poésie sur sa joie de revoir le printemps, il espère susciter une joie comparable chez le lecteur. Un sculpteur peut relever le même défi s’il apprend le langage des volumes. Il peut ainsi faire parler ses œuvres.

Cette pédagogie propose des points de repères basés sur l’observation des étapes de la vie d’un être humain analogiquement comparables aux étapes d’une création humaine. Ce singulier processus se déploie en sept étapes qui seront présentées, cinq sont ici présentes.

Le travail de création devient un dialogue entre nous-même et les lois de la création. Reconnues et respectées, elles nous soutiennent. Prenant l’empreinte de nos gestes, une création libres dans l’argile reflète tout d’abord certains aspects de notre inconscient et parle donc de nous.

Reflets de nos souhaits, la matière souple entre nos mains nous offre plusieurs chances de recommencer, de développer ou de préciser notre œuvre pour qu’elle devienne fidèle à notre intention. Ce travail sur nos gestes est nourri par la conscience de ces lois basiques et cohérentes.

Chaque participant sera invité dans un premier temps à identifier ces étapes, partager son point de vue puis à modeler sa propre version de la métamorphose de la création en sept étapes par petits volumes de 10 à 25 cm.

Pour participer à des ateliers, contactez-moi au 06 50 28 37 35 ou artschemins@gmail.com

Cordialement,
Véronique Walsh